Le trail des 3 Soleils, c’est quoi ? Un terrain qui ne monte jamais très haut
Le trail des 3 Soleils se court sur un territoire qui a sa grammaire propre. On n’y monte pas à 3 000 mètres : on évolue entre 900 et 1 400, et l’on enchaîne des bosses de 200 à 600 mètres, indéfiniment. C’est précisément ce profil, répétitif et jamais plat, qui rend ces épreuves plus dures qu’elles n’en ont l’air sur une fiche de course.
Trois épreuves, trois efforts différents
Il n’y a pas un seul trail des 3 Soleils, il y en a trois, et ils ne demandent pas les mêmes qualités. Le Trail des Sources de la Loire, à Costaros, se joue sur l’allure tenue et le froid de novembre. Le Trail des Volcans, sur la Chaîne des Puys, se joue sur la raideur et les appuis. Le Grand Trail Stevenson, sur le GR 70, se joue sur la durée, la nuit et la cohésion d’équipe. Préparer l’un ne prépare pas les deux autres.
Le dénivelé, la seule unité qui compte ici
Un repère utile pour lire ces courses : sur un terrain courant, 100 mètres de dénivelé positif coûtent à peu près autant qu’un kilomètre à plat. Le rapport dénivelé sur distance en dit donc plus que la distance affichée. Autour de 30 mètres par kilomètre sur les formats de Costaros, c’est un parcours roulant : la difficulté vient de la durée et du vent. Autour de 40 mètres par kilomètre sur les volcans, c’est un parcours raide : la difficulté vient des relances.
Le second facteur, invisible sur un profil, c’est la nature du sol. La pouzzolane des puys roule sous le pied et vous vole une partie de chaque poussée. Les sentiers de gorge restent mouillés jusqu’en été. Le GR 70, à l’inverse, est large et sec, ce qui rend paradoxalement la gestion plus difficile : rien ne vous force à marcher.