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3 SOLEILS
Coureur atteignant le sommet d’un cône volcanique de la Chaîne des Puys en effort
Guide de course · Puy-de-Dôme

Trail des Volcans d’Auvergne : parcours, dénivelé et préparation

Du 19 km à l’ultra de 101 kilomètres, entre Saint-Ours et Murat-le-Quaire, à travers la Chaîne des Puys, les Combrailles et le massif du Sancy. Un terrain où la difficulté vient de la répétition, jamais de l’altitude.


Mathieu Fabre Coach trail · Le Puy-en-Velay
Guide de préparation · MÀJ 2026 · 11 MIN DE LECTURE
Cartel de course Données indicatives · à vérifier auprès de l’organisateur
Formats19 · 20 · 32 · 43 · 75 · 101 KM
D+ selon format590 À 3 389 M
DépartSAINT-OURS ET MURAT-LE-QUAIRE (63)
TerrainPUYS, COMBRAILLES, SANCY
Période typiqueDÉBUT JUIN
Format à étapes101 KM EN 2 ÉTAPES · 50 + 51
TEMPS OBSERVÉS SELON LE FORMAT · VOIR LES RÉSULTATS DES ÉDITIONS PRÉCÉDENTES
Profil de principe · illustration, pas le tracé officiel CHAÎNE DES PUYS, COMBRAILLES, SANCY · BOSSES RÉPÉTÉES
DÉPARTCHAÎNE DES PUYSCOMBRAILLESSANCYARRIVÉE

La première fois qu’on court sur de la pouzzolane, on croit à un mauvais jour de forme. On pousse normalement et il ne se passe pas grand-chose. Ce n’est pas vous : c’est le sol qui reprend une partie de chaque appui. Comprendre cela change complètement la façon d’aborder le trail des volcans d’Auvergne, et c’est par là que nous commençons.

Ce guide est un document éditorial de préparation. Nous ne sommes pas l’organisateur de cette épreuve : nous ne publions ni date, ni tarif, ni règlement, et les données ci-dessous sont indicatives. Pour tout ce qui touche à l’engagement, référez-vous au site officiel de l’organisateur.

Le trail des Volcans d’Auvergne en bref

La course se dispute dans le Puy-de-Dôme, entre Saint-Ours et Murat-le-Quaire, et propose une gamme large : du 19 kilomètres à l’ultra de 101, ce dernier couru en deux étapes de 50 et 51 kilomètres. Le tracé traverse trois massifs volcaniques bien distincts, la Chaîne des Puys, les Combrailles et le massif du Sancy.

Chaque trail du volcan a sa signature. Celle-ci n’est ni l’altitude, qui reste modeste, ni la raideur : c’est la répétition. Sur l’ultra, 3 389 mètres de dénivelé positif étalés sur 101 kilomètres donnent environ 34 mètres par kilomètre, soit un profil roulant. Vous ne montez jamais très haut, vous montez tout le temps.

Où se court le trail des Volcans d’Auvergne : trois massifs, trois terrains

Nous ne publions pas de découpage kilomètre par kilomètre : le tracé évolue d’une édition à l’autre et l’organisateur est seul à faire foi. Les trois massifs traversés, eux, sont parfaitement connus, et ce sont eux qu’il faut préparer.

La Chaîne des Puys et sa pouzzolane

C’est la signature du massif, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2018. Un sol de scories volcaniques légères qui se dérobe à chaque appui, en montée comme en descente. Vous perdez une partie de chaque poussée, ce qui rend une pente à 20 % nettement plus coûteuse qu’ailleurs. En descente, l’effet est inverse et tout aussi piégeux : ça part vite, et il faut accepter de se laisser glisser plutôt que de freiner.

Les Combrailles, le terrain qui use

Plateaux, gorges et vallons boisés à l’ouest de la chaîne. Rien de spectaculaire, et c’est précisément ce qui rend ce secteur difficile sur les grands formats : des bosses moyennes qui s’enchaînent sans jamais offrir de replat franc, sur des chemins souvent humides sous couvert forestier.

Le Sancy, le seul vrai relief

Le massif du Sancy apporte les pentes les plus soutenues et l’altitude la plus élevée du parcours, avec un sommet qui culmine à 1 886 mètres. C’est là que la météo devient un sujet : au-dessus de 1 500 mètres, le vent et la température changent la donne, y compris en pleine saison. Des névés peuvent tenir tard sur les versants nord, et l’écart de température avec le départ dépasse souvent dix degrés.

Les formats du trail des Volcans d’Auvergne, et lequel choisir

La gamme est l’une des plus larges de la région, avec des marches franches entre les formats. Le choix se fait sur votre plus longue course terminée, pas sur votre ambition de mars.

FormatD+ relevéD+ / kmEffort attenduPour qui
19 KM590 M31 M/KM2 H – 3 H 30PREMIÈRE COURSE
20 KM780 M39 M/KM2 H 15 – 4 HPREMIÈRE COURSE EN RELIEF
32 KM1 100 M34 M/KM4 H – 7 H1RE SAISON CONFIRMÉE
32 KM « OFF »1 450 M45 M/KMSANS CHRONOMÊME TERRAIN, AUTRE ESPRIT
43 KM2 150 M50 M/KM6 H – 10 HLE PLUS EXIGEANT DU LOT
75 KM3 250 M43 M/KM11 H – 19 HULTRA MONTAGNE
101 KM · 2 ÉTAPES3 389 M34 M/KM50 + 51 KM SUR DEUX JOURSULTRA CONFIRMÉ

DONNÉES RELEVÉES EN 2026 SUR LES SOURCES PUBLIQUES · LES FORMATS ÉVOLUENT D’UNE ÉDITION À L’AUTRE · VÉRIFIEZ AUPRÈS DE L’ORGANISATEUR

La gamme varie d’une édition à l’autre : d’anciens millésimes ont proposé d’autres distances, autour de 15, 24, 31 ou 58 kilomètres. Les chiffres ci-dessus sont relevés sur les sources publiques les plus récentes, à prendre comme un ordre de grandeur du terrain, pas comme la grille de l’édition à venir.

Le format à étapes mérite une mention à part. Enchaîner 50 puis 51 kilomètres ne revient pas à courir un 101 : la nuit entre les deux permet de récupérer un peu, mais elle laisse aussi le temps aux jambes de se raidir et aux points chauds de devenir des ampoules. C’est une épreuve de logistique autant que d’endurance.

La pouzzolane, la particularité qui change tout

C’est le point que les guides de course oublient systématiquement, et c’est pourtant celui qui décide de votre journée. Sur un sol classique, votre pied prend appui et restitue une partie de l’énergie. Sur la pouzzolane, cette énergie part dans le déplacement des scories. Comparez cela à une montée sur sable sec, ou à une marche dans dix centimètres de neige fraîche : le geste est le même, le rendement ne l’est pas.

Deux conséquences pratiques. En montée, raccourcissez le pas et acceptez de marcher plus tôt que d’habitude, parce que la relance coûte double. En descente, ne freinez pas : la pouzzolane amortit seule, et le coureur qui bloque ses appuis se retrouve avec les quadriceps détruits au bout de vingt minutes.

Préparer le trail des Volcans d’Auvergne : douze semaines

Comptez 12 semaines pour les formats de 32 à 43 kilomètres si vous courez déjà trois fois par semaine, et une préparation d’ultra à part entière pour le 101 ou la formule à étapes. Le volume compte moins que le dénivelé cumulé et que la capacité à répéter les bosses sans à-coups.

BlocObjectifSéance cléD+ / semaine
S1–S4Foncier et PPGSortie longue 1 h 45 vallonnée600 M
S5–S8Puissance en côte8 × 2 min en côte à 8/101 100 M
S9–S11Descente et relancesSortie 3 h · 900 m D+ · ravitaillement réel1 400 M
S12Affûtage3 × 3 min allure course, puis repos350 M

Si vous visez la formule à étapes, ajoutez impérativement un week-end en enchaînement : quatre heures le samedi, trois heures le dimanche matin sur des jambes fatiguées. C’est la seule façon de savoir comment votre corps redémarre après une nuit courte.

Et si vous habitez loin du relief, le sac lesté est votre meilleur allié, à condition de bien l’utiliser. Restez entre 2 et 4 kilos sur toutes vos séances en pente pendant six à huit semaines. Le but n’est pas de vous épuiser mais d’augmenter légèrement le coût énergétique de chaque pas, exactement ce que produit une pente plus raide. Au-delà, la charge modifie l’inclinaison du buste et vous entraînez un geste que vous ne referez jamais en course.

Le matériel adapté au terrain volcanique

Priorité absolue : des crampons de 4 à 5 millimètres en gomme tendre. C’est le seul poste où le matériel change réellement quelque chose ici, entre la pouzzolane qui roule, l’herbe rase des puys au petit matin qui est une patinoire, et les sous-bois humides des Combrailles. Visez le grip avant l’amorti : une semelle maximaliste éloigne le pied du sol et coûte en stabilité.

Un gilet de 5 litres suffit jusqu’au 32 kilomètres, comptez 10 à 12 litres à partir du 43 pour porter le matériel et l’éclairage. La frontale devient nécessaire dès les formats longs, et une couche chaude sèche s’impose sur les portions du Sancy. Les bâtons, eux, se discutent vraiment : utiles sur les montées soutenues du Sancy, encombrants sur les enchaînements courts de la Chaîne des Puys.

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La stratégie d’allure sur un profil à bosses répétées

  1. 01

    Le départ · se retenir

    Fréquence cardiaque sous 75 % de la FC max sur les premiers kilomètres. Sur un parcours roulant, la tentation de partir vite est maximale et l’erreur se paie aux deux tiers de course.

  2. 02

    Le cœur · rythmer

    Marche en montée, course sur le plat et en descente, sans exception. 40 à 60 g de glucides par heure dès la première heure, davantage sur les formats longs.

  3. 03

    La fin · relâcher

    Cadence haute, pas courts, épaules basses dans les descentes de pouzzolane. On ne freine pas, on se laisse porter en gardant des appuis courts.

Venir courir en Auvergne : accès et hébergement

Le secteur est l’un des plus accessibles du Massif central. Murat-le-Quaire se trouve à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand, par l’A89, et jouxte La Bourboule et Le Mont-Dore, deux stations thermales où l’offre d’hébergement est large toute l’année. Clermont-Ferrand dispose d’une gare et d’un aéroport, ce qui rend le déplacement faisable en train depuis Paris ou Lyon.

Si vous venez en famille, c’est probablement la course la plus facile à transformer en week-end : le puy de Dôme et son train à crémaillère, Vulcania, le lac de Guéry et les cascades du Mont-Dore sont tous à moins de trente minutes. Beaucoup de nos coureurs réservent le vendredi soir et repartent le lundi, ce qui règle à la fois la question du sommeil avant la course et celle de la récupération après.

Les erreurs qu’on voit chaque année

Confondre les épreuves. Plusieurs courses portent le nom de « volcans » en Auvergne, avec des organisateurs et des parcours différents : vérifiez toujours la commune de départ avant de vous engager. Choisir le format à l’ambition. Entre le 32 et le 43 il y a une marche réelle, entre le 43 et le 75 il y a un autre sport. Des chaussures à gomme dure. Sur pouzzolane et sous-bois humide, c’est le choix qui vous fera tomber. Freiner en descente, alors que ce terrain amortit tout seul.

Questions fréquentes sur le trail des Volcans d’Auvergne

Où se court le trail des Volcans d’Auvergne ?

Dans le Puy-de-Dôme, entre Saint-Ours et Murat-le-Quaire, sur trois massifs volcaniques distincts : la Chaîne des Puys, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, les Combrailles à l’ouest, et le massif du Sancy pour les grands formats.

Quelles sont les distances du trail des Volcans d’Auvergne ?

Six formats relevés sur les sources publiques : 19, 20, 32, 43, 75 et 101 kilomètres, plus un 32 kilomètres « Off » non chronométré. Les dénivelés vont de 590 mètres à 3 389 mètres sur l’ultra, ce dernier se courant en deux étapes de 50 et 51 kilomètres.

Quel est le format le plus difficile ?

Pas celui qu’on croit. À distance égale, le 43 kilomètres est de loin le plus exigeant avec ses 2 150 mètres de dénivelé, soit 50 mètres par kilomètre. L’ultra de 101 kilomètres tourne autour de 34 mètres par kilomètre : il est bien plus long, mais il roule.

Faut-il des bâtons sur ce parcours ?

Cela se discute vraiment. Ils font gagner de l’ordre de 5 à 8 % d’économie d’énergie sur les montées longues du Sancy, mais sur les cônes de la Chaîne des Puys, avec des montées de dix à vingt minutes suivies de relances immédiates, vous passerez votre temps à les déplier et à les ranger. Gardez-les pour les grands formats.

Quelle est la particularité du terrain volcanique ?

La pouzzolane, ce sol de scories légères qui se dérobe sous chaque appui. Vous perdez une partie de chaque poussée en montée, ce qui rend une pente à 20 % nettement plus coûteuse qu’ailleurs. En descente, l’effet s’inverse : ça part vite, et il faut accepter de se laisser glisser plutôt que de freiner.

Peut-on s’inscrire depuis ce site ?

Non. Nous sommes un magazine éditorial indépendant, pas l’organisateur. Aucune inscription, aucun dossard, aucun tarif ni classement officiel ne se traitent ici.

Ce qu’il faut retenir

Un terrain qui ne monte jamais très haut mais qui monte tout le temps, un sol qui reprend une partie de chaque appui, et un format intermédiaire nettement plus dur que l’ultra à distance égale. Pour la semaine qui vient, une seule chose à essayer : une séance de côtes en 8 × 2 minutes, récupération en descente lente, comptée en dénivelé cumulé et non en kilomètres.

Ce guide est indépendant et éditorial. Nous n’organisons pas cette course, nous ne prenons aucune inscription, et les données de parcours (distance, dénivelé, ravitaillements, période) sont données à titre indicatif : elles peuvent évoluer d’une édition à l’autre. Vérifiez toujours les informations officielles auprès de l’organisateur avant de vous engager.

Transparence : certains liens matériel de cette page sont des liens partenaires. Cela ne change ni nos verdicts, ni les budgets constatés indiqués.

Mathieu Fabre, coach trail au Puy-en-Velay, quinze saisons de courses

Mathieu Fabre

Coach trail · 15 saisons · Le Puy-en-Velay

41 ans, quinze saisons de courses du 20 km au 100 miles, et la conviction, vérifiée saison après saison, qu’on progresse encore longtemps après quarante ans. J’écris ici ce que je dis à mes coureurs : le mécanisme d’abord, la patience ensuite, et la séance qu’on renonce à faire compte autant que celle qu’on fait.

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