Salomon Ultra Glide 3 : notre test complet pour les longues distances
Au 60e kilomètre, il y a ce moment que tout coureur d’ultra-distance connaît : les pieds commencent à gonfler, les appuis deviennent moins précis, et la chaussure qu’on avait à peine remarquée au départ se rappelle soudainement à notre mémoire. C’est exactement là que la Salomon Ultra Glide 3 est censée faire la différence , une chaussure pensée pour les longues distances, là où le confort n’est plus un luxe mais une nécessité. Nous l’avons testée sur plusieurs sorties trail, des entraînements de préparation jusqu’aux sorties longues du week-end, pour voir si elle tient réellement ses promesses. Spoiler : il y a de belles choses à dire, mais aussi quelques limites qu’on vous présentera sans détour.
En bref :
- ● La Salomon Ultra Glide 3 cible les coureurs de longues distances et d’ultra, avec un amorti généreux via la mousse EnergyFOAM.
- ● Elle pèse environ 268 g (taille 42), ce qui la situe dans la catégorie des chaussures de trail polyvalentes.
- ● Le drop est de 6 mm, un bon compromis entre minimalisme et protection.
- ● Elle existe en version homme et femme, avec plusieurs coloris au choix.
- ● Son prix tourne autour de 150 €, mais on la trouve dès 90 € selon les périodes.
- ● La semelle Contagrip s’en sort bien sur sols mixtes, compacts ou légèrement gras.
- ● Elle n’excelle pas en réactivité : les coureurs en quête de vitesse pure préféreront d’autres modèles.
Présentation de la Salomon Ultra Glide 3 : ce que Salomon a voulu faire
On a tous vécu ce moment : on revient d’un ultra de 80 km, les pieds en compote, et on se dit qu’on aurait dû choisir une chaussure un peu plus généreuse en amorti. Salomon a clairement eu la même réflexion en concevant la Salomon Ultra Glide 3. Cette troisième version, sortie pour la saison 2024-2025, répond à une logique simple : proposer une chaussure de trail pour les efforts longs, ceux qui durent bien au-delà de la quatrième heure.
Dans la gamme Salomon, elle occupe une place bien définie. Elle se situe au-dessus de la Sense Ride en confort et en amorti, mais en dessous de la S/LAB Ultra Glide, la version premium pour ceux qui ne comptent pas les kilomètres d’entraînement. L’Ultra Glide 3, c’est la chaussure du coureur sérieux qui prépare son premier 100 km ou qui enchaîne les sorties longues du week-end.
Par rapport à la version 2, Salomon a travaillé sur trois axes : l’optimisation de la mousse EnergyFOAM pour un meilleur retour d’énergie, un fit légèrement revu pour mieux accueillir les pieds qui gonflent sur la durée, et une mise à jour de la semelle GLIDE pour une meilleure polyvalence sur sols variés.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Poids homme (taille 42) | 268 g |
| Poids femme | ~240 g |
| Drop | 6 mm |
| Hauteur talon | ~33 mm |
| Hauteur avant-pied | ~27 mm |
| Prix conseillé | ~150 € |
Sur le papier, c’est cohérent. La course à pied en ultra demande avant tout de la régularité et du confort, pas de la vitesse pure. L’Ultra Glide 3 répond à cette logique. Reste à voir si elle tient ses promesses sur le terrain.

Caractéristiques techniques de la Salomon Ultra Glide 3 : amorti, semelle et tige
L’amorti EnergyFOAM : moelleux sans être instable
Pensez à marcher sur un tapis de salle de sport bien épais : vous sentez le sol sous vos pieds, vous n’êtes pas dans du coton, mais chaque appui est amorti. C’est à peu près ce que propose la mousse EnergyFOAM de la Salomon Ultra Glide 3. Avec une hauteur de stack de 33 mm au talon et 27 mm à l’avant-pied, on est sur des valeurs généreuses pour une chaussure de trail.
À la foulée, la mousse absorbe bien les chocs, ce qui soulage les quadriceps et les genoux sur les longues descentes. Sur la durée, au-delà de 4 à 5 heures d’effort, elle conserve ses propriétés sans s’écraser de manière préoccupante. C’est un point important pour l’ultra-distance.
Soyons honnêtes : la réactivité n’est pas le point fort de cette mousse. Si vous cherchez ce sentiment de propulsion à chaque foulée, comme sur une chaussure de route taillée pour la performance, vous serez déçu. L’EnergyFOAM est pensée pour durer, pas pour accélérer. C’est un choix délibéré de Salomon, cohérent avec le positionnement ultra de la chaussure.
La semelle Contagrip : à l’aise sur sols mixtes
La semelle Contagrip MA est une valeur sûre dans le catalogue Salomon. Sur la Salomon Ultra Glide 3, les crampons affichent une profondeur d’environ 4 mm, ce qui la place en catégorie intermédiaire : plus mordante qu’une chaussure de route, moins agressive qu’une chaussure pour terrains boueux.
Sur sentiers compacts et secs, l’adhérence est très bonne. Sur terre légèrement humide, elle reste fiable. Sur rochers, la gomme accroche correctement, même si on préférera une chaussure avec une semelle plus rigide pour les terrains très techniques. Là où la Contagrip MA montre ses limites, c’est dans la boue profonde : les crampons se colmatent rapidement et l’efficacité baisse. Pour les trails très boueux ou les courses de montagne en conditions hivernales, il faudra regarder ailleurs dans la gamme Salomon.
La surface de contact est bien répartie, ce qui assure une bonne stabilité à plat et en descente modérée. Pour les sorties longues sur chemins variés, le profil type de l’ultra-trail, la semelle est parfaitement adaptée.
La tige et le laçage : confort et maintien sur la durée
La tige de la Salomon Ultra Glide 3 se construit dans un mesh respirant, suffisamment ventilé pour les sorties estivales sans être trop fin pour les conditions fraîches. Le rembourrage au col et à la languette est généreux, ce qui montre que Salomon a pensé aux pieds qui gonflent après 3 ou 4 heures d’effort.
Le système Quicklace reste une signature Salomon : un seul geste pour serrer, un petit tiroir pour ranger le surplus de lacet. Pratique sur le terrain, notamment pour les ajustements rapides en course. Le fit a été légèrement revu par rapport aux versions précédentes, avec une boîte à orteils un peu plus ouverte. Avantage réel pour les longues distances, où les pieds ont besoin d’espace. Inconvénient : le maintien latéral est moins précis sur terrain très technique.
💡 Astuce pointure
Si vous avez le pied large ou si vous avez tendance à gonfler des pieds sur les efforts de plus de 4 heures, prenez une demi-pointure au-dessus de votre taille habituelle. Le fit légèrement plus ouvert de cette version 3 aide, mais sur ultra-distance, l’espace supplémentaire est toujours bienvenu.
Notre test de la Salomon Ultra Glide 3 sur le terrain : confort, adhérence et poids
Confort sur la durée : ce que ressentent les pieds après 4 heures
On a chaussé la Salomon Ultra Glide 3 pour une sortie longue de 6 heures sur un parcours mêlant chemins forestiers et single tracks. Les premières heures, la mousse EnergyFOAM fait son travail discrètement, c’est exactement ce qu’on lui demande. Pas de sensation de flottement excessif, pas de dureté non plus. Après 4 heures, les pieds commencent naturellement à gonfler, et c’est là que le fit revu de cette version 3 montre son intérêt : on ne se retrouve pas à desserrer les lacets en urgence au bord du chemin.
La mousse ne s’effondre pas de manière notable sur la durée, ce qui est essentiel pour l’ultra-distance. La gestion de la chaleur est correcte sans être exceptionnelle : par temps chaud, les pieds transpirent, comme dans toutes les chaussures de trail fermées. Le rembourrage de la tige ne crée pas de points de pression particuliers, ce qui compte beaucoup sur les sorties de plus de 5 heures.
Cette chaussure n’est clairement pas pensée pour les sorties courtes et rapides. Sur 10 km à allure soutenue, on lui préférera quelque chose de plus réactif. Mais c’est précisément son positionnement : elle brille quand les autres commencent à fatiguer.
Adhérence et stabilité : ce que la Salomon Ultra Glide 3 gère bien (et moins bien)
Sur sentiers compacts, la Contagrip MA est très à l’aise. Les crampons de 4 mm accrochent bien sans alourdir la foulée ni créer de sensations désagréables sur les parties roulantes. Sur terre légèrement humide, l’adhérence reste bonne, avec une accroche franche en montée. Sur rochers, le comportement est correct, sans être le point fort de la chaussure. La gomme tient, mais on préférera des semelles plus rigides pour les terrains vraiment techniques.
La stabilité latérale est correcte sur terrain standard. Sur des sentiers bien tracés, même avec du dévers, la chaussure se comporte bien. En revanche, sur terrain alpin très accidenté, blocs rocheux ou éboulis, le manque de rigidité de la semelle se fait sentir.
⚠️ Attention
La Salomon Ultra Glide 3 n’est pas conçue pour les terrains alpins très techniques. Sur boue profonde ou éboulis instables, ses limites sont réelles. Pour ce type de terrain, orientez-vous vers des modèles plus spécialisés dans la gamme Salomon.
Poids et dynamisme : 268 g, est-ce un handicap ?
268 grammes pour une chaussure d’ultra, c’est raisonnable. Pour donner un repère : la Hoka Speedgoat 5 affiche environ 298 g, la Salomon Sense Ride tourne autour de 260 g. L’Ultra Glide 3 se situe donc dans la moyenne basse de sa catégorie, sans être une chaussure légère au sens strict du terme.
Sur ultra-distance, le poids d’une chaussure pèse peu dans l’équation globale. Ce qui compte vraiment, c’est la préparation sur le long terme et le confort sur la durée. À ce jeu-là, 268 g n’est pas un handicap. Les coureurs qui visent la performance pure et les allures rapides trouveront mieux ailleurs, mais ce n’est pas la cible de cette chaussure. Pour un effort de 8 à 24 heures, le compromis poids-amorti de l’Ultra Glide 3 est cohérent.
Salomon Ultra Glide 3 vs S/LAB Ultra Glide : laquelle choisir selon votre profil ?
La question revient souvent : vaut-il mieux mettre 150 € dans l’Ultra Glide 3 ou allonger 100 € supplémentaires pour la S/LAB Ultra Glide ? La réponse honnête, c’est que ça dépend vraiment de votre profil.
Les deux chaussures partagent la même philosophie : amorti généreux, semelle Contagrip polyvalente, système Quicklace. Salomon a conçu ces deux modèles autour du même usage, l’ultra-trail et les longues distances. Sur ce point, elles se ressemblent plus qu’elles ne diffèrent.
Là où elles divergent, c’est sur les détails qui comptent pour les coureurs exigeants. La S/LAB Ultra Glide embarque une mousse plus réactive, un poids réduit à environ 240 g contre 268 g pour l’Ultra Glide 3, et des finitions premium qui se sentent dès le premier chaussage. Sur une course de 100 miles, ces différences peuvent avoir un impact. Sur un 80 km bien tracé, elles sont beaucoup moins déterminantes.
| Critère | Ultra Glide 3 | S/LAB Ultra Glide |
|---|---|---|
| Prix | ~150 € | ~250 € |
| Poids (homme) | 268 g | ~240 g |
| Mousse | EnergyFOAM | EnergyFOAM+ (plus réactive) |
| Semelle | Contagrip MA | Contagrip MA |
| Profil coureur | Ultra, endurance, budget maîtrisé | Ultra exigeant, performance, budget large |
✅ Conseil
Si vous préparez votre premier ultra ou si vous courez moins de 5 courses par an, l’Ultra Glide 3 à 150 € est le choix raisonnable. Les 100 € de différence avec la S/LAB se justifient uniquement si vous courez régulièrement sur des distances de 100 km et plus et que vous recherchez la moindre économie d’énergie possible.
Prix, versions disponibles et où trouver la Salomon Ultra Glide 3
La Salomon Ultra Glide 3 est vendue au prix conseillé de ~150 € dans la plupart des enseignes spécialisées. En boutique physique, ce tarif est généralement respecté. En ligne, les écarts peuvent être importants : on trouve régulièrement des offres entre 90 € et 120 € chez certains revendeurs, notamment en fin de saison ou lors des soldes.
La chaussure est disponible en version homme (poids ~268 g, taille 42) et en version femme (poids ~240 g), avec des coloris distincts pour chaque genre. Salomon propose généralement 3 à 4 coloris par version, renouvelés chaque saison. Les coloris femme sont souvent plus vifs, ce qui correspond aux habitudes de la marque.
Pour trouver la meilleure offre, voici les revendeurs à consulter :
- i-run.fr , bon stock, livraison rapide, promotions fréquentes
- running-conseil.com , expertise trail, conseils pointus, retours facilités
- runaventure.fr , spécialiste outdoor, souvent bien fourni en tailles
- idealo.fr , comparateur de prix pour trouver la meilleure offre du moment
Si vous hésitez sur la taille, pensez aussi à consulter un guide de taille pour l’équipement Salomon, la logique de sizing de la marque est cohérente entre les produits.
✅ Conseil achat
Les meilleures affaires se font en fin de saison (octobre-novembre) ou lors des soldes de janvier. Une chaussure à 90-100 € au lieu de 150 € représente une économie réelle, surtout si vous avez déjà essayé le modèle en boutique et que vous connaissez votre pointure. Évitez d’acheter une première paire en ligne sans essayage préalable, les retours sont possibles mais chronophages.
Questions fréquentes sur la Salomon Ultra Glide 3
La Salomon Ultra Glide 3 convient-elle aux débutants en trail ?
Oui, c’est même l’un de ses points forts. Son amorti généreux et sa stabilité rassurante en font une chaussure accessible à ceux qui découvrent le trail. Elle pardonne les appuis imparfaits et protège bien les pieds sur les longues sorties. En revanche, sur terrain très technique, un débutant aura peut-être intérêt à progresser d’abord sur des parcours plus roulants avant d’y confronter ses limites.
Quel est le drop de la Salomon Ultra Glide 3 ?
La Salomon Ultra Glide 3 affiche un drop de 6 mm, ce qui la place dans la catégorie intermédiaire. Ce chiffre convient à la grande majorité des coureurs habitués aux chaussures de running classiques. Il favorise un appui naturel sans contraindre le tendon d’Achille, tout en maintenant une bonne protection à l’avant du pied sur les longues distances.
La Salomon Ultra Glide 3 est-elle adaptée à la route en plus du trail ?
Elle tolère bien les portions asphaltées, notamment sur les sorties mixtes qui alternent chemin et route. Son amorti absorbe correctement les chocs sur surface dure. En revanche, pour un usage exclusivement routier sur de longues distances, une chaussure dédiée au running sur route sera plus adaptée. La Salomon Ultra Glide 3 reste avant tout pensée pour les terrains variés à dominante trail.
Quelle différence entre la Salomon Ultra Glide 3 et la version 2 ?
La version 3 apporte principalement des améliorations sur la mousse intermédiaire, avec un amorti légèrement plus dynamique et un maintien du pied revu. L’accroche de la semelle extérieure a également été affinée pour mieux gérer les transitions entre terrains. Le poids reste dans le même ordre de grandeur. Pour un coureur satisfait de la version 2, l’évolution est notable sans être révolutionnaire.
Faut-il prendre sa pointure habituelle avec la Salomon Ultra Glide 3 ?
Dans la grande majorité des cas, oui. La Salomon Ultra Glide 3 chausse fidèlement à la pointure standard. Cependant, les pieds larges peuvent se sentir un peu à l’étroit dans la boîte à orteils, une caractéristique assez typique des chaussures Salomon. Si vous avez un pied large ou que vous prévoyez de longues sorties avec des pieds qui gonflent, essayer une demi-pointure au-dessus est une précaution raisonnable.
Salomon Ultra Glide 3 : pour qui vaut-elle vraiment le détour ?
On a passé plusieurs sorties avec la Salomon Ultra Glide 3 aux pieds, sur des parcours variés, et le bilan est assez clair. Cette chaussure fait très bien ce pour quoi elle a été conçue : accompagner les longues distances sur terrains mixtes avec un confort réel et un amorti qui préserve les jambes dans les derniers kilomètres. C’est précisément là qu’elle se distingue.
Ses limites, il faut les dire sans détour : elle n’est pas la plus légère du marché, elle manque de réactivité pour ceux qui cherchent à pousser le rythme, et sur terrain très technique et engagé, d’autres modèles feront mieux.
Elle s’adresse avant tout au coureur de trail longue distance qui privilégie le confort à la performance pure, le type de profil qui prépare un ultra ou qui enchaîne les sorties de plusieurs heures. Si vous hésitez encore, testez la Salomon Ultra Glide 3 en boutique spécialisée, chaussette de trail aux pieds, et comparez les prix sur idealo avant d’acheter.
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