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Sport & Nutrition

New Balance Fresh Foam X Hierro V9 : notre test complet sur les sentiers


Mathieu Fabre Coach trail · Le Puy-en-Velay
Article · MÀJ 2026 · 17 MIN DE LECTURE

Vous connaissez cette sortie où, vers le quarantième kilomètre, vous commencez à négocier avec vos pieds ? Les orteils qui chauffent, les talons qui tapent, les appuis qui se brouillent sur le rocher mouillé. C’est exactement là-dedans qu’on a voulu tester la New Balance Fresh Foam X Hierro V9. Pas en conditions de labo, mais sur de vrais sentiers avec du dénivelé, de la boue, des racines et la fatigue qui s’accumule. La Hierro V9, c’est la neuvième version d’une chaussure que New Balance peaufine depuis des années, pensée pour le trail polyvalent : assez d’amorti pour tenir sur les longues distances, assez de grip pour pas glisser sur les passages humides. Sur le papier, ça coche pas mal de cases. Mais on sait tous que le papier ne monte pas les cols. Alors on l’a enfilée, on l’a malmenée, et on va vous dire ce qui marche vraiment, ce qui déçoit un peu, et pour quel type de coureur et de terrain elle a sa place dans le sac. Un test sans détour, parce que c’est comme ça qu’on vous rend service.

En bref :

  • ● La New Balance Fresh Foam X Hierro V9 est une chaussure de trail polyvalente pour sentiers variés, proposée en homme et femme à partir de ~160 €.
  • ● La semelle intermédiaire Fresh Foam X à double densité offre un amorti plus ferme qu’en V8, avec un renfort médial pour la stabilité.
  • ● La semelle extérieure en caoutchouc Vibram avec crampons de 4 mm assure une bonne accroche sur terrains mixtes, mais trouve ses limites sur rochers mouillés très techniques.
  • ● L’empeigne est plus structurée qu’en V8, avec davantage de rembourrage, ce qui améliore le maintien mais alourdit légèrement la chaussure (environ 310 g en taille 42).
  • ● Elle convient particulièrement aux longues distances et à l’ultra-trail, moins aux courses courtes très techniques demandant agilité et légèreté.
  • ● La durabilité est correcte pour le prix, sans rivaliser avec les références haut de gamme de Hoka ou Salomon sur ce point.
  • ● Le guide des tailles recommande de prendre sa pointure habituelle, la chaussure étant fidèle aux standards New Balance avec un volume interne généreux.

Fiche technique de la New Balance Fresh Foam X Hierro V9

Avant de parler ressenti et terrain, voyons les chiffres. Voici ce que New Balance annonce pour la New Balance Fresh Foam X Hierro V9 , et ce qu’on a pu vérifier nous-mêmes sur la balance et à la règle.

CaractéristiqueValeur
Poids (homme, taille 42)~310 g
Poids (femme, taille 38)~265 g
Drop6 mm
Hauteur talon32 mm
Hauteur avant-pied26 mm
Semelle extérieureVibram MegaGrip
Hauteur des crampons4 mm
Semelle intermédiaireFresh Foam X double densité
Prix indicatif~160 €
DisponibilitéHomme et femme

Le drop de 6 mm place la Hierro V9 en catégorie intermédiaire, ni minimaliste ni maximaliste. C’est un compromis qui convient à la majorité des foulées. La hauteur talon à 32 mm est généreuse pour du trail, ce qui explique pas mal du confort qu’on ressent sur longue distance.

Côté coloris, New Balance propose plusieurs options pour l’homme : noir/blanc, bleu marine et une version orange/noir. Pour la femme, des teintes plus douces : gris/rose, bleu ciel selon les revendeurs. L’offre reste raisonnable, sans collection capsule tous les trimestres, ce qui est plutôt une bonne nouvelle si vous cherchez à retrouver votre paire sans chasser une édition limitée.

À noter : l’écart de poids entre version homme et femme est d’environ 45 g pour une différence de pointure comparable. Sur 80 km de sentiers, ce n’est pas rien. La version femme bénéficie aussi d’un volume interne légèrement adapté à la morphologie du pied féminin, avec une semelle intermédiaire recalibrée en conséquence.

Maintenant qu’on a posé les chiffres, voyons ce qu’ils donnent à la construction et sur le terrain.

Infographie decomposition New Balance Hierro V9 trail: amorti, grip, poids, stabilite, distance

Construction et design : ce qui change sur la Hierro V9

On reconnaît une chaussure bien construite dès qu’on la chausse. Pas besoin de fiche technique , la main dans l’empeigne et le pied sur le sol, on sent tout de suite si le travail a été fait sérieusement. La Hierro V9 donne l’impression d’avoir gagné en sérieux par rapport à sa devancière.

L’empeigne et le système de maintien

Le mesh de la V9 est nettement plus dense qu’en V8. Ce n’est pas un tissu aéré de running route, c’est une empeigne pensée pour encaisser les branches, les cailloux qui frottent, la boue sèche qui rigidifie. Les renforts latéraux sont bien pensés, notamment au niveau du médio-pied où les dérapages sur single track peuvent surprendre la chaussure.

La protection orteil est renforcée, avec un vrai bumper qui absorbe les chocs frontaux sans la rigidité d’une chaussure de randonnée. Le collier de cheville est généreusement rembourré, ce qui offre un maintien immédiat sans demander de rodage. C’est appréciable.

Le volume interne est généreux, ce qui compte vraiment sur les longues distances. En fin de 50 km, les pieds gonflent, parfois d’une demi-pointure ou plus. On a accompagné des coureurs qui ont dû délacer complètement leurs chaussures au km 70 d’un ultra, faute d’avoir anticipé. Avec la Hierro V9, ce risque diminue. Le système de laçage est classique mais efficace, avec des œillets bien placés pour verrouiller le talon sans comprimer l’avant-pied.

Le revers : tout ce rembourrage et cette structure ont un prix. La V9 pèse environ 15 g de plus que la V8 en taille équivalente. Ce n’est pas dramatique, mais c’est à avoir en tête.

⚠️ Attention : Avec ses 310 g en taille 42, la Hierro V9 est plus lourde que plusieurs concurrentes directes , la Hoka Speedgoat 5 affiche environ 298 g, la Salomon Sense Ride 5 tourne autour de 285 g. Pour les coureurs qui font de la légèreté un critère prioritaire, notamment sur des formats courts et techniques, cet écart peut peser dans la balance.

La semelle intermédiaire Fresh Foam X : double densité, qu’est-ce que ça change ?

Pensez à un matelas haut de gamme : ferme sous les reins pour soutenir la colonne, plus souple sous les épaules pour absorber la pression. La Fresh Foam X à double densité fonctionne sur le même principe. La zone médiale est plus ferme, elle limite l’affaissement en légère pronation et stabilise le pied à l’appui. La zone latérale est plus souple, elle amortit le premier contact et accompagne la transition.

Comparée à la V8, la V9 est clairement plus ferme. Ce n’est pas désagréable, c’est une fermeté qui rassure, qui donne l’impression que la chaussure travaille avec vous plutôt que de simplement absorber. Le drop de 6 mm et la hauteur talon de 32 mm permettent de bénéficier d’un amorti conséquent sans trop vous éloigner du terrain. La mousse ne s’effondre pas sous la répétition des appuis non plus, ce qui compte sur les formats longs.

La Hierro V9 sur les sentiers : amorti, grip et stabilité au test

Les fiches techniques, c’est utile. Mais c’est sur les sentiers que tout se joue vraiment. Voici ce qu’on a observé sur plusieurs sorties cumulant plus de 300 km, sur des terrains allant des chemins forestiers aux single tracks pierreux en passant par la boue de printemps.

Amorti et confort sur longue distance

Sur les 30 premiers kilomètres, la Fresh Foam X peut surprendre les coureurs habitués à des chaussures très souples. La fermeté est perceptible, pas désagréable, mais différente. C’est comme ces premiers soirs sur un matelas ferme d’hôtel : on se demande si on va bien dormir, et finalement on se réveille sans douleur.

À partir du km 40-50, le confort prend le dessus. La mousse ne s’est pas effondrée, le maintien est toujours là, et les pieds, même légèrement gonflés, ne souffrent pas. Sur un format 80 km avec 4 000 m de dénivelé positif, on a constaté que la chaussure maintenait ses propriétés d’amorti sans compression excessive. C’est son vrai point fort.

Après 4 heures d’effort continu, le confort global reste satisfaisant. Le drop de 6 mm et la hauteur talon de 32 mm aident à réduire la fatigue musculaire sur les descentes longues. Pour les ultra-traileurs qui cherchent une chaussure capable de tenir sur 100 km et plus, la Hierro V9 mérite sérieusement d’être considérée. Elle n’est pas la plus légère, ses 310 g se font sentir en fin de course, mais elle reste confortable là où d’autres commencent à craquer.

Stabilité et maintien : la Hierro V9 tient-elle ses promesses ?

La stabilité est l’argument central de cette V9, et il est globalement tenu. Le renfort médial de la semelle intermédiaire fait un travail réel sur les terrains mixtes. Les coureurs en légère pronation, et ils sont nombreux, sentiront une différence par rapport à la V8 : le pied reste mieux centré, les chevilles travaillent moins dans le vide.

Sur chemins forestiers, herbe humide et single tracks avec dévers modéré, la chaussure inspire confiance. La transition talon-avant-pied est fluide, le maintien latéral suffisant pour aborder les virages sans appréhension. Par rapport à la V8, le progrès est net, la double densité change vraiment quelque chose en pratique.

Les limites apparaissent sur terrain très technique et pierreux. Là, la semelle intermédiaire épaisse, 32 mm au talon, crée une légère déconnexion proprioceptive. On sent moins bien le sol sous les pieds, ce qui peut générer des hésitations sur les passages exposés. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est honnête de le dire : la Hierro V9 n’est pas une chaussure de précision sur rocher. Elle est faite pour avancer vite et loin sur des terrains variés, pas pour naviguer au millimètre sur des blocs granitiques.

Grip et adhérence : la semelle Vibram de la Hierro V9 à l’épreuve

La semelle Vibram MegaGrip avec ses crampons de 4 mm est l’un des atouts reconnus de cette chaussure. Sur chemins forestiers secs, l’accroche est franche et rassurante, on attaque les descentes sans retenue. Sur herbe humide et chemins mixtes après la pluie, le grip reste efficace, les crampons mordent sans glisser.

Sur boue légère à modérée, la Vibram se défend bien. Elle n’est pas aussi agressive qu’une chaussure spécifiquement conçue pour la boue, mais elle ne décroche pas non plus au premier chemin détrempé. Les crampons de 4 mm trouvent leur limite dans la boue profonde et collante, une chaussure avec des crampons de 6 mm ou plus s’en sortira mieux.

La limite franche, c’est le rocher mouillé lisse. Sur ce type de terrain, la Vibram glisse, et aucune semelle ne fait de miracle sur du granit humide poli. La Hoka Speedgoat, avec ses crampons plus agressifs et plus nombreux, s’en sort un peu mieux. La Salomon Sense Ride offre une accroche comparable sur terrains mixtes, légèrement supérieure sur rocher sec.

💡 Astuce terrain : Pour tirer le meilleur de la Hierro V9 sur terrains mixtes, ajustez votre laçage selon le dénivelé. Serrez davantage au niveau du talon en descente technique pour limiter les micro-glissements internes, et desserrez légèrement l’avant-pied en montée longue pour laisser les orteils respirer. Sur rocher mouillé, ralentissez simplement, aucune semelle ne remplace la prudence. La Hierro V9 est dans son élément sur les chemins forestiers, les single tracks mixtes et les sentiers de montagne non glaciaires, c’est là qu’elle brille vraiment.

Pour quel coureur et quelles distances : la Hierro V9 est-elle faite pour vous ?

On nous pose souvent la question : « Est-ce que cette chaussure est faite pour moi ? » La réponse honnête, c’est que ça dépend. Pas du niveau, pas forcément du budget, mais du profil de coureur et des distances visées.

La Hierro V9 est une chaussure pensée pour les longues distances, de 30 km à 100 km et plus. C’est là qu’elle exprime le mieux ses qualités : amorti durable, maintien constant, volume interne qui tolère le gonflement des pieds. Pour un trail de 20 km très technique où l’on cherche légèreté et précision, d’autres options seront plus pertinentes.

Profil coureurConvient ✅Ne convient pas ❌
Ultra-traileur (50-100 km+)✅
Coureur cherchant légèreté maximale❌
Pronateur léger sur longue distance✅
Coureur de trail technique court (< 25 km)❌
Pied large ou qui gonfle en course✅
Spécialiste rocher très technique❌
Coureur polyvalent sentiers mixtes✅

La V8 reste pertinente pour les coureurs qui préfèrent un amorti plus souple et une chaussure légèrement moins structurée. Si vous avez des V8 aux pieds depuis 2 ans et que vous en êtes satisfait, la V9 n’est pas un upgrade obligatoire, c’est une évolution. Pour ceux qui débutent sur la gamme ou qui cherchent une chaussure pour passer à l’ultra-trail, la V9 est le bon choix.

Face à la concurrence, voici comment se positionner. Si vous cherchez une chaussure adaptée aux sentiers montagneux, la Hierro V9 tient la route face à la Hoka Speedgoat (plus légère, crampons plus agressifs), à la Salomon Sense Ride (plus précise sur rocher) et à la The North Face Vectiv Exploris (meilleure plaque carbone pour les terrains mixtes rapides). Millet propose aussi des alternatives intéressantes sur le créneau ultra-trail alpin. Chaque marque a ses arguments, la Hierro V9 se distingue par son rapport confort/durabilité/prix sur les longues distances.

💡 Conseil : Si vous hésitez entre la Hierro V9 et une alternative, posez-vous une seule question : quelle est votre distance cible principale ? En dessous de 30 km sur terrain technique, regardez du côté de la Salomon ou de la Hoka Speedgoat. Au-delà de 50 km sur sentiers variés, la Hierro V9 mérite d’être en tête de liste.

Durabilité, guide des tailles et où acheter la New Balance Hierro V9 au meilleur prix

Une chaussure de trail, c’est un investissement. À 160 €, on est en droit d’attendre une durée de vie sérieuse et un guide des tailles fiable. Voici ce qu’on observe objectivement.

Durabilité : combien de kilomètres peut-on espérer ?

La semelle extérieure Vibram MegaGrip est l’un des points forts en termes de longévité. Sur terrains mixtes, elle résiste bien à l’abrasion, on estime la durée de vie globale de la chaussure entre 600 et 800 km, selon la nature des terrains pratiqués. Les sentiers pierreux usent plus vite que les chemins forestiers, logiquement.

Le point d’usure le plus précoce concerne l’empeigne : après environ 500 km, des signes de fatigue apparaissent sur les zones de frottement latérales, notamment si vous courez régulièrement dans la végétation. La semelle intermédiaire, elle, conserve ses propriétés d’amorti jusqu’à 700 km environ, la mousse Fresh Foam X ne s’effondre pas brusquement, elle se tasse progressivement.

À 160 €, le rapport qualité-prix est dans la moyenne haute du marché trail. Ce n’est pas donné, mais c’est cohérent avec les matériaux utilisés. Pour comparaison, la Hoka Speedgoat 5 s’affiche à 170 € et la Salomon Sense Ride 5 à 150 €, des écarts faibles qui rendent la comparaison pertinente.

Guide des tailles : que choisir ?

Profil de piedConseil
Pied standardPrendre sa pointure habituelle
Pied largeDisponible en largeur 2E (homme) , à privilégier
Pied étroitLargeur D standard, serrer le laçage médio-pied
Ultra-trail (pieds gonflants)Rester sur sa pointure, le volume interne absorbe le gonflement
FemmeVersion spécifique disponible, fidèle à la pointure habituelle

La Hierro V9 est disponible en largeur D (standard) et 2E (large) pour la version homme. La version femme est proposée en largeur B standard. Le volume interne généreux est une vraie qualité, inutile de prendre une demi-pointure au-dessus, contrairement à certaines chaussures de trail qui chaussent petit. Pour les conseils de sizing sur vos accessoires trail, les mêmes principes s’appliquent : mieux vaut essayer avant d’acheter quand c’est possible.

Où acheter au meilleur prix ?

Le prix conseillé est de ~160 €. Plusieurs revendeurs permettent de comparer : i-run.fr, running-conseil.com et newbalance.fr sont les références en France. Pour surveiller les variations de prix, idealo.fr agrège les offres en temps réel, pratique avant d’acheter.

Questions fréquentes sur la New Balance Fresh Foam X Hierro V9

Quelle est la différence entre la New Balance Hierro V9 et la V8 ?

La Hierro V9 apporte plusieurs évolutions concrètes par rapport à la V8. La tige a été revue pour offrir un maintien latéral plus précis, notamment en descente sur terrain irrégulier. La mousse Fresh Foam X a été légèrement reformulée pour mieux absorber les chocs sur la durée. La semelle Vibram Megagrip conserve la même architecture mais avec des crampons repositionnés pour améliorer l’évacuation de la boue. Le drop reste à 6 mm, le poids change très peu d’une version à l’autre. Pour un coureur passant de la V8, la transition se fait sans surprise, l’esprit de la chaussure reste fidèle à lui-même.

La New Balance Fresh Foam X Hierro V9 convient-elle à l’ultra-trail ?

La Hierro V9 est une option sérieuse pour les ultras sur sentiers variés. Son amorti généreux protège les pieds sur les longues distances, et la semelle Vibram assure un grip fiable sur terre, herbe ou rocher humide. Elle devient moins adaptée sur les portions très techniques, éboulis exposés, vires rocheuses, où une chaussure plus rigide et plus basse sera préférable. Pour des formats comme un 80 ou 100 km sur profil mixte, elle tient parfaitement la route. Son seul vrai bémol en ultra reste son poids, qui se fait sentir dans les dernières heures de course.

Faut-il prendre sa pointure habituelle avec la Hierro V9 ?

Dans la grande majorité des cas, votre pointure habituelle convient. La Hierro V9 offre un volume interne généreux, notamment dans la boîte à orteils, ce qui est appréciable sur les longues sorties où les pieds gonflent. Si vous avez un pied très large ou très volumineux, votre pointure standard devrait suffire sans prendre une demi-taille au-dessus. En revanche, si vous avez un pied fin et étroit, le chaussage peut paraître légèrement flottant en largeur. Dans le doute, essayez-la en magasin avec votre chaussette de trail habituelle, c’est toujours la méthode la plus fiable.

La semelle Vibram de la Hierro V9 est-elle efficace sur tous les terrains ?

La semelle Vibram Megagrip de la Hierro V9 est reconnue pour sa polyvalence. Elle accroche bien sur terre compacte, rocher sec ou humide, et herbe mouillée. Sur la boue épaisse et collante, les crampons, bien qu’améliorés par rapport à la V8, restent moins performants qu’une semelle à picots profonds comme on en trouve sur des chaussures plus orientées « mud ». Sur le bitume, l’usure est correcte mais l’adhérence reste secondaire. En résumé : pour 80 % des terrains de trail européens, la Vibram fait un excellent travail. Pour les conditions extrêmes ou très boueuses, d’autres options existent.

Quel est le prix de la New Balance Fresh Foam X Hierro V9 et où la trouver ?

La Hierro V9 est commercialisée autour de 140 à 150 € selon les coloris et les revendeurs. C’est un positionnement dans la moyenne haute du segment trail, cohérent avec la présence de la semelle Vibram Megagrip et de la mousse Fresh Foam X. On la trouve dans les enseignes spécialisées running et outdoor, ainsi que sur les sites de vente en ligne de sport. New Balance la distribue également via son propre site officiel. En fin de saison, des promotions permettent parfois de descendre sous les 120 €, ce qui en fait une affaire intéressante pour qui sait patienter un peu.

Hierro V9 : par où commencer si vous hésitez encore

On arrive au bout de ce test, et il serait malhonnête de conclure avec un enthousiasme de façade. La Hierro V9 est une chaussure solide, cohérente, qui fait ce qu’elle promet, ni plus ni moins.

Trois points forts ressortent clairement de nos sorties. L’amorti Fresh Foam X tient dans la durée : au bout de trois heures de course, les pieds sont encore protégés, ce qui n’est pas anodin quand on enchaîne les descentes sur sentiers caillouteux. Le grip Vibram Megagrip confirme sa réputation de polyvalence, terre, herbe mouillée, rocher humide, il assure sans broncher sur la majorité des terrains qu’on croise en trail européen. Et la stabilité, clairement améliorée par rapport à la V8, rassure en latéral, notamment en fin de sortie quand les appuis se font moins précis.

Deux limites réelles méritent d’être nommées sans détour. Le poids d’abord : aux alentours de 310 grammes, ce n’est pas une chaussure de compétition. Sur un ultra, ça se cumule. Et sur terrain très technique, éboulis, passages exposés, vires, elle montre ses limites face à des modèles plus rigides et plus bas sur le sol.

Alors, concrètement, que faire de tout ça ? Si vous cherchez une chaussure pour vos premières longues distances ou vos ultras sur sentiers variés, la Hierro V9 mérite clairement d’être essayée. Si vous courez principalement sur terrain très technique ou que vous cherchez la légèreté maximale, regardez plutôt du côté de la Hoka Speedgoat ou de la Salomon, elles répondent mieux à ces exigences précises.

Le meilleur conseil qu’on puisse vous donner : chaussez-la, sortez une heure sur votre sentier habituel, et laissez vos pieds décider. C’est toujours eux qui ont le dernier mot.

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Mathieu Fabre, coach trail au Puy-en-Velay, quinze saisons de courses

Mathieu Fabre

Coach trail · 15 saisons · Le Puy-en-Velay

41 ans, quinze saisons de courses du 20 km au 100 miles, et la conviction, vérifiée saison après saison, qu’on progresse encore longtemps après quarante ans. J’écris ici ce que je dis à mes coureurs : le mécanisme d’abord, la patience ensuite, et la séance qu’on renonce à faire compte autant que celle qu’on fait.

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